Une nouvelle mode la gratitude?

Une nouvelle mode la gratitude?

Je ne sais pas pour vous, mais le mot gratitude n’a pas fait partie de mon enfance. Il est arrivé dans ma vie adulte, comme ça, dans mon cheminement de vie personnelle, mais surtout professionnelle. On ne m’a pas vraiment expliqué, on m’a simplement enseigné des techniques d’utilisation ou comment être en mode gratitude. Je dois avouer qu’au départ, puisque je me sentais vraiment bien, je me ne suis pas trop questionnée. Jusqu’au jour où j’ai pris mon état de grâce pour acquis et que j’ai cessé de nourrir cette gratitude. Est-ce une pensée magique? Je ne crois pas, non. Pour moi, c’est un mode de vie.

 

Le dictionnaire petit Larousse illustré donne cette définition du mot gratitude: n.f. Reconnaissance d’un bienfait reçu. Témoigner sa gratitude. Mais à qui je dois témoigner de cette gratitude? Et quéssé sa donne au bout du compte? J’en ai déjà parlé dans un Facebook en direct, pour moi, être en mode gratitude a changé ma vie à 110%. Et c’est la mort de ma mère, qui était à peine âgée de 57 ans, qui m’a fait comprendre à quel point ma vie était comblée. À quel point j’étais chanceuse, même en vivant un des pires drames que la vie nous fait vivre, perdre sa mère.

 

Avec le recul, j’ai compris que j’ai eu la chance et le bonheur d’accompagner celle qui m’avait donné la vie sur le chemin de son dernier voyage. J’ai pu organiser ses funérailles et la cérémonie en discutant avec elle de ce qu’elle voulait ou ne voulait pas. Nous avons fait ensemble don de ces objets, bijoux, vêtements, etc. de son vivant au lieu de vider sa garde-robe en l’a pleurant. J’ai eu le loisir de parler de la mort avec mes enfants, de les préparer au départ de leur grand-mère sans être bousculée. Je lui tenais la main lors de son dernier souffle où j’ai vu la paix et la sérénité revenir sur son visage. J’écris ces mots et les larmes coulent sur mes joues. Il n’y a pas une journée qui passe sans que je pense à elle, au fait qu’Emma ne connaîtra jamais ma mère, que je n’ai pas un pincement au coeur tellement elle me manque. Mais je témoigne ma gratitude envers la vie de m’avoir donné l’opportunité d’accompagner ma mère vers la mort. Parce que l’avoir perdu dans un accident de voiture, mon deuil ne serait pas le même! Ma vie ne serait pas la même. Peut-être que le RMA n’existerait pas et qu’Emma ne serait pas née!

 

La gratitude peut donc se vivre dans toutes les situations, il suffit de garder les yeux et l’esprit ouverts. Même dans les journées de m…..de! Et de focusser sur la beauté, sur le positif tout en analysant la situation, nous rend plus fort. L’humain a la fâcheuse manie de se comparer au voisin, chez qui tout semble mieux aller; plus grosse maison, meilleure voiture, gazon plus vert, piscine chauffée, enfants mieux élevés. Mais seriez-vous vraiment plus heureux? Et qu’est-ce qui vous fait croire que vous ne pourriez pas avoir le même rythme de vie? Votre bonheur vous appartient, il n’en tient qu’à vous à poser les bonnes actions et à aller de l’avant vers votre objectif. Dites-vous bien que ce voisin vit des difficultés, différentes des vôtres certes, mais il affronte tout de même certains obstacles.

 

Parfois on tombe. On prend les mauvaises décisions et on fait un détour qui rallonge notre échéancier de la vie. Vous avez alors le choix entre rester à terre et vous plaindre ou bien prendre le temps de vivre votre déception et d’apprendre de ceci pour mieux repartir. Plutôt que de chialer sur votre sort et d’avoir des pensées du genre;  »Qu’est-ce que j’ai fais pour mérité ça? » ,  » pourquoi ça n’arrive qu’à moi? » ou  »je suis un oiseau de malheurs! » Prenez votre découragement à deux mains et transformez-le en apprentissage. Remercier la vie d’avoir mis cet obstacle sur votre route afin d’en ressortir plus forte et mieux outiller. Cela prend parfois un certain temps avant d’arriver à voir le beau dans les situations difficiles, mais cela devient un réflexe, surtout quand on nourrit quotidiennement notre gratitude.

Mon truc à moi? Ecrire 15 mercis tous les soirs dans un calepin. Je m’oblige à remercier 15 faits, tous les jours, même dans les journées de crotte, où tout a semblé mal aller. Merci pour ma santé et celle de ma famille. Merci pour les rayons de soleil qui donnaient une belle lumière dans mon bureau. Merci pour le bain chaud. 15 mercis. Certains jours, j’ai de la misère à me rendre à 10. Mais je me force le ciboulot pour en trouver 5 autres. D’autres fois, je me rendrais facilement à 20!

Pourquoi nourrir notre gratitude? Pour réaliser que nous sommes choyées par la vie, malgré les embuches que vous avez vécues dans votre journée. Pour comprendre que oui, l’herbe est peut-être plus verte chez votre voisin, mais qu’il y a du monde qui crève de faim. Pour reconnecter avec votre coeur, votre âme. Pour retrouver l’émerveillement envers la vie que vous aviez enfant. Pour vivre dans le moment présent et arrêter de vous faire des scénarios catastrophe, qui bien souvent, n’arrive même pas! Pour prendre conscience de tout ce que vous avez et arrêter de vous comparer au voisin.

De toute façon, qu’avez-vous à perdre? Au contraire, vous avez tout à gagner de faire l’exercice de vivre dans la gratitude. Alors? Dites-moi comment vous allez inclure, dorénavant, le mot et l’état d’esprit qui accompagne la gratitude dans votre vie?

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