« Merci à nos anges gardiens qui se donnent corps et âme. »
Une phrase percutante, entendue un hiver dans la voiture avec mon conjoint.
Une phrase qui m’a traversée comme un coup de poignard, suivie d’une nausée extrême.
Parce qu’en dedans, ça criait : mon corps et mon âme m’appartiennent.
Et là, le regard au loin, les yeux pleins d’eau, j’ai dit :
« Ça peut pu continuer… sinon tu m’perds. Pour de vrai. »
Et même si j’aimais vraiment mon poste, celui d’accompagner les nouvelles mamans, j’ai donné ma démission.
Encore une fois.
Ce que je faisais aux deux ans depuis 20 ans.
Mais cette fois-ci, avec la ferme intention de changer de vie.
Même si ce n’était pas le bon moment.
Et selon qui, de toute façon ?
Des essais, des épreuves
À 40 ans, j’ai repris l’équitation : un rêve d’enfant qui prend vie.
À 41 ans, j’ai suivi une formation de yoga : libérateur, devenu un ancrage. Et je le dis : le yoga, ce ne sont pas juste des postures, mais une invitation à choisir quelle posture tu veux prendre dans ta vie.
À 42 ans, j’ai tenté un retour aux études : échec et déception.
Entre-temps, j’ai fait un contrat d’un mois comme infirmière dans une réserve autochtone.
Une expérience marquante, auprès d’un peuple qui a compris quelque chose de la vie que nous, non-autochtones, n’avons pas encore saisi : créer un espace-temps où l’humain passe avant la performance, où le non-verbal a plus de poids que les mots.
Je me souviens de cette Kukum (grand-mère autochtone) que j’ai soignée et qui m’a confié être gênée qu’une femme blanche la soigne. Quand on connaît l’histoire, j’ai juste respiré, souri timidement et je l’ai remerciée pour sa confiance.
J’y ai fait de très belles rencontres, dans une communauté où, pour la première fois, je me suis sentie acceptée et respectée dans mon rôle d’infirmière. Je me sentais enfin moi-même.
Le retour… et la coupure
Puis, retour comme « nurse », dans un poste « pas trop pire », en me disant : pas pour longtemps.
Toujours ce désir de « faire autre chose » … mais quoi ?
Cette question me hantait malgré toutes mes formations.
Alors, une de plus.
J’ai exploré la facilitation assistée par les chevaux.
À la fois confrontant et déstabilisant, mais qui m’a donné envie d’aller plus loin et développer ma propre approche.
Avec les chevaux, tout est simple. Je peux être moi-même.
Ils m’apportent un soutien moral et m’aident à faire sortir mon pouvoir intérieur dans une communication bienveillante, équilibrée et authentique.
C’est un merveilleux coach de vie, quand on prend le temps d’établir le lien de confiance.
Puis, il y a un an, mon poste d’infirmière a été aboli.
Raison officielle : fermeture de l’établissement.
Oui, je le savais. Mais avoue que c’est ironique : dans un contexte de pénurie de soins… une infirmière au chômage !
Et pourtant, pour moi, ce n’était pas une fin.
C’était une délivrance.
La sortie d’une prison dorée où je devenais infirme de moi-même.
Fatiguée.
Perdue dans mes valeurs.
Émotions dissimulées sous l’uniforme.
Avec le sentiment d’être éteinte.
Mon salaire était correct, oui. Mais plus rien n’avait de sens.
J’avais besoin d’offrir la santé autrement.
Et surtout, une soif de me sentir vivante et libre.
Avancer malgré la peur
Bien sûr, la peur était là.
On venait tout juste d’emménager sur un grand terrain pour ramener nos chevaux à la maison.
Ma prime a été coupée, mon chômage réduit.
Bref, le confort financier s’est envolé.
Et malgré tout… j’avance.
Septembre 2025
Aujourd’hui, je me trouve en plein cœur du chaos du démarrage d’entreprise.
Mon projet est clair dans ma tête, dans mon cœur, dans mes tripes.
Même s’il est encore difficile à expliquer, même si l’ordre des étapes m’échappe parfois… ça avance.
Je me cherche un titre, une clientèle cible, un service aligné avec mon unicité et mes multiples formations dans ce rêve qui n’a jamais été aussi réel.
Je continue à me perfectionner : coaching, alignement émotionnel, chevaux, yoga.
Je me rapproche de qui je suis, et de là où je vais.
Des portes se ferment, d’autres s’ouvrent.
Des gens s’éloignent, d’autres apparaissent.
Il y a du mouvement.
Tout comme les sentiers que mon conjoint dégage dans notre forêt, ça s’éclaircit.
Et surtout : j’avance.
Comme une course à obstacles, je fais mon chemin en y mettant travail, courage, espoir et énergie.
Sortir de sa zone de confort, c’est confrontant.
Mais surtout, je dirais que passer le cap de l’inconfort, c’est comme marcher sur une corde invisible.
Un vertige.
Un état d’éveil tranchant.
C’est bien ou c’est mal.
Noir ou blanc.
Passé ou futur.
Avancer ou reculer.
Égo ou intuition.
Tête ou cœur.
Échec ou succès.
Eh oui, le succès peut être tout autant pétrifiant que l’échec.
Tu as beau visualiser, respirer, avoir du soutien… tu réalises que c’est ton chemin.
Que personne d’autre que toi ne peut choisir ni poser les actions.
Et que tu devras en assumer les conséquences.
Peu importe le résultat.
Les Jardins de l’Écurie
Aujourd’hui, je confirme que mon projet est innovateur et visionnaire.
Il combine du coaching en développement personnel et en alignement émotionnel, de l’écriture, du yoga, des chevaux, de la nature, des fleurs… bref, de la vie.
J’y crois tellement que je pose des gestes qui, autrefois, seraient restés coincés quelque part dans le nuage.
Comme écrire un blogue, un livre, faire de petites vidéos story, apprivoiser la technologie avec la crainte de peser sur la mauvaise touche.
Le plus merveilleux dans tout ce voyage paradoxal, c’est cette foi qui allume le feu de la créativité.
Une foi qui ouvre des portes vers une vie profondément connectée à soi et que j’ai envie de partager.
Les Jardins de l’Écurie, c’est le jardin de mes rêves.
Un espace où fleurissent mes espoirs, ma vision de la vie et ma manière d’offrir la santé.
Alors, si tu as envie de m’aider à semer, ma campagne de sociofinancement avec La Ruche sera lancée sous peu, en septembre ou octobre 2025.
Viens déposer une graine d’espoir dans ce jardin, où fleurissent d’infinies possibilités.
Autant pour toi que pour moi…
