Salut !
Moi c’est Marie-Claude. Je suis une femme débordante d’énergie, qui prend la vie avec un grain de sel. J’ai un pré-ado aux prises avec la flemme. Ce n’est pas facile de le démoniser de cette malheureuse malédiction et je réussi à en rire en faisant de l’auto-dérision. Je suis également peseuse de poudre pour le gouvernement. Hi ! Hi ! Ne panique pas, je ne parle pas de drogue, je suis cuisinière dans un CIUSSS. Je prépare les ingrédients de base pour les recettes. Je la surnomme ma job beige qui me permet d’avoir un toit et de manger.
Bon je te raconte ma petite histoire.
On retourne dans le passé. J’aime bien jouer avec le temps. Nous sommes en avril 2019. Moi et mon conjoint, l’homme du reste de mes jours, venons d’acheter une maison pour y faire vivre notre belle famille reconstituée. Nous sommes éperdument amoureux. On se connait depuis déjà 2 ans et nous sommes enfin prêts à foncer dans cette belle aventure. Nous savons que ce ne sera pas facile. Rassembler au quotidien deux familles avec des habitudes différentes, il y aura beaucoup d’ajustements à faire. Cependant, nous sommes confiants. Nous avons une très belle communication et nous travaillons en équipe. Il suffit de laisser passer la première année de vie commune et ensuite, le plus gros sera fait.
BOUM !
Hélas, nous avons échoué le défi. Neuf mois plus tard, une bombe explosa dans notre couple. On pourrait penser que je donnais naissance à un nouvel être, mais non, disons plutôt que mon conjoint m’annonçait plutôt sa renaissance. Le 31 janvier 2020, j’appris que l’homme du reste de mes jours, souffrait de dysphorie du genre. En des termes plus simples, il me dit qu’il était une femme dans un corps d’homme. Le coup de pelle en plein figure. Je ne l’avais pas vu venir. Cette bombe venait de faire exploser mon cœur en milles miettes.
Mon rêve de vieillir avec l’homme du reste de mes jours venait de se transformer en cauchemar puis qu’en plus, la pandémie arriva en trouble-fête. Youhou !
Je m’imagine ta stupéfaction, ton air ébahi, la bouche ouverte, devant le texte que tu viens de lire. Tu te demandes ce que j’ai fait.
J’ai ragé, j’ai pleuré en petite boule, je l’ai jugé, j’ai pleuré encore, j’ai fait du déni, j’ai bu beaucoup de vin, puis lors d’une visite chez une amie pendant que je lui déchargeais ma colère, elle m’a lancé un défi :
- Mais pourquoi tu n’en écris pas un livre ? Imagine comment tu pourrais aider les gens à faire comprendre cette réalité. Avec tout ce qui t’arrive, dans ta vie et la façon donc tu nous racontes tes péripéties, ça serait divertissant en plus.
Lorsque je suis partie de chez mon amie, comme à l’habitude j’étais coincée dans le trafic du tunnel, j’ai eu beaucoup de temps pour y réfléchir.
Deux ans plus tard, le 18 novembre 2022, un grand évènement voyait le jour. Le lancement de mon premier roman L’alliée. C’est avec un amalgame d’émotions que je traversais ce grand jour rempli de fierté, d’adrénaline, de peur, de reconnaissance, de gratitude, d’amour et de larmes de joie.
Pour moi, je venais de réaliser en premier, un grand rêve d’écrire un livre, mais en même temps c’était tout un exploit pour moi. J’avais réussi ce que je croyais impossible.
Je t’explique pourquoi.
Plusieurs caressent le rêve d’écrire un livre, mais combien de personnes n’osent pas se lancer dans cette belle aventure à cause de certaines craintes ?
- La peur du jugement.
- La question : mais je suis qui pour écrire un livre ?
- Je ne suis pas un.e vrai.e auteur.e
- Ce n’est pas payant écrire un livre.
- Je ne sais pas par où commencer.
Toutes ses peurs sont légitimes. Moi-même je me suis remise en question.
C’est dur d’être dans l’objectif des gens qui jugent sans raison quand tu n’es pas bien outillé. Il se peut que certaines personnes n’aiment pas ton histoire, trouvent que les mots ne sont pas justes, pas assez poétiques, trop crus.
Et c’est ok ! Ton style d’écriture ne peut pas plaire à tout le monde.
Comment on fait pour se défaire de toute ses craintes ?
À l’époque quand j’ai eu terminé l’écriture de mon manuscrit, j’ai rencontré une coach d’écriture qui m’a mentionné toutes les étapes pour bien mener à terme la publication de mon roman. Elle m’a expliqué la différence entre s’auto-éditer et une maison d’édition.
Je te partage ici la différence entre les deux.
L’autoédition : Il y a plusieurs étapes importantes à faire quand on publie un livre :
- Lecteur béta
- Quoi magasiner
- Les choix à faire
- Les obligations
- Les moyens de financement
- Comment être visible
- Le lancement
- Les évènements littéraires
C’est toi qui débourses tous les frais de ton livre. Cependant tu récoltes par la suite TOUS les bénéfices.
Maison d’édition : tu n’as qu’à envoyer ton manuscrit dans plusieurs maisons d’éditions. Cependant, il peut y avoir un délai de 3-4 mois avant de recevoir une réponse favorable… ou pas.
Aucun frais à débourser, tu as plus de visibilité, toutefois, tes revenues sont moindre.
10% te reviens, 30% pour l’éditeur, 20% pour le distributeur, 40% pour les libraires.
Pour ma part, comme j’avais hâte de voir naitre enfin mon premier roman, j’ ai choisi l’autoédition. Je savais que j’aurais moins de visibilité et que je devrai moi-même la créer. Mais après tout, n’est-ce pas ça le concept de s’auto-publier ?
De plus, la liberté en revanche que tu maintiens est entière.
Ce que j’avais écrit, ne serait pas censuré, changé, ou coupé. Ce serait l’intégralité pure.
Petite parenthèse. Je t’explique pourquoi je me définie comme un mouton coloré.
Je n’aime pas faire partie de la matrice, plus communément appelé, la boite. J’aime faire à ma façon. On pourrait dire que je suis comme le mouton noir, cependant, je trouve l’appellation péjoratif. Et comme je ne veux pas être associé à un troupeau, je préfère me définir comme un mouton coloré. C’est plus joyeux.
Revenons à nos moutons.
Au moment où tu liras ce blogue, mon roman L’alliée aura célébrer son 2e anniversaire. Il aura été lu par plus de 350 personnes ce qui est un très bon chiffre pour un.e auteur.e en auto-édition.
Quand je repense à tout mon parcours depuis ce fameux 31 janvier 2020, je ne peux qu’être en pleine gratitude :
- J’ai écrit mon premier roman L’allié en auto-édition
- J’ai rencontré la grande famille du RMA que j’adore
- Je suis devenue une femme entrepreneure
- J’ai écrit dans le premier tome de Là où poussent les lotus
- J’ai publié un carnet de notes Mon allié avec 33 réflexions
- Je coache maintenant des auteur.e.s en devenir.
- J’ai lancé ma formation en ligne pour s’auto-éditer sur mon site internet.
- J’ai accordé plusieurs entrevues en podcast et à la télévision locale.
- J’ai fait des connexions de cœurs avec beaucoup de gens remplis de bienveillance.
- Je vois maintenant la vie sous un autre angle. J’ai fait beaucoup de travail sur moi-même pour élargir mes horizons.
- Je suis en pleine gratitude pour toutes les belles choses qui me sont arrivées depuis.
En conclusion, j’ai le goût de te dire, en cette périodes des fêtes, de profiter de chaque moment présent, de garder un instant de silence avant d’émettre un commentaire, puisque devant toi la personne qui s’y retrouve vit peut-être quelques choses qui ne mérite pas d’être jugé. Alors ne te fit pas à l’emballage car à l’intérieur de la boîte, on peut y retrouver une très belle surprise.
Marie-Claude Cournoyer, l’auteure colorée (Le mouton coloré)
